NDP strongly supports the independence of the Immigration and Refugee Board

Jenny Kwan, NDP Critic for Multiculturalism, Immigration, Refugees and Citizenship, issued the following statement:

“New Democrats strongly oppose recommendations in the Report of the Independent Review of the Immigration and Refugee Board to strip the IRB of its authority to conduct refugee status determination. Although efforts to improve our system are always welcomed, we must not eliminate the independence in Canada’s internationally respected asylum system in the name of efficiency.

When it comes to human beings who could face torture, persecution, or death if returned to their home countries, the government has a moral and legal obligation to properly assesses every case based on the individual circumstances of each refugee claimant. Putting refugee determination under the discretion of a Minister, so that decisions are subjected to the political persuasion of the day, would be an irresponsible blow to Canada’s independent asylum determination system. Let us not forget that the IRB was created in the wake of a Supreme Court decision which found that refugee claimants are entitled to a fair refugee determination process under the Canadian Charter.

We must recognize that the challenges before the IRB are not new and reforms to the system have failed to address one key factor: the need to increase capacity so that the IRB can effectively do its job. Over the years, both Liberal and Conservative governments have chronically underfunded the IRB. Instead of supporting the work of the IRB, the government has severely hampered the IRB’s ability to do its job through underfunding and failing to appoint new Board members. Earlier this year, there remained 26 vacancies on the Board with one position having been vacant for nearly 3,000 days in Calgary, and one for over 500 days in Toronto. As an IRB member makes about 150 decisions a year, the Calgary vacancy alone represents 1,200 decisions that have not been made.

I have been calling on the government for over two years to increase funding to the IRB, which is now dealing with a backlog of almost 60,000 cases, a number that continues to grow rapidly. Instead, the government has been slow to recognize the needs of the IRB, providing no plan or measures to facilitate the expansion of the IRB's capacity despite record refugee numbers globally.

I call on the government to reject calls to undermine the independence and impartiality of the IRB as an administrative tribunal, fill the vacancies on the Board, and immediately meet their funding needs. Canada needs a refugee system that is fair, compassionate and at arms-length from the government.”

 

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27 juin 2018

LE NPD APPUIE L’INDÉPENDANCE DE LA COMMISSION DE L’IMMIGRATION ET DU STATUT DE RÉFUGIÉ

Jenny Kwan, porte-parole du NPD en matière de multiculturalisme, d’immigration, de réfugiés et de citoyenneté, a publié la déclaration suivante :

« Les néo-démocrates s’opposent vigoureusement aux recommandations du rapport sur l’examen indépendant de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) proposant de retirer à la CISR son pouvoir de déterminer le statut de réfugié. Même si des initiatives pour améliorer nos systèmes sont toujours les bienvenues, nous ne devons pas miner l’indépendance du système d’asile du Canada – respecté à l’échelle internationale – au nom de l’efficacité.

Lorsqu’il s’agit d’êtres humains, qui pourraient subir de la torture ou de la persécution, ou encore être tués s’ils sont renvoyés dans leur pays d’origine, le gouvernement a l’obligation morale et légale d’évaluer adéquatement chaque cas, en fonction de la situation particulière de chaque personne qui demande le statut de réfugié. Le fait de laisser la détermination du statut de réfugié à la discrétion d’un.e ministre serait un coup irresponsable porté à ce système indépendant, puisque les décisions seraient sujettes à la tendance politique du jour. Souvenons-nous que la CISR a été créée à la suite d’un jugement de la Cour suprême stipulant que les personnes qui demandent le statut de réfugié ont droit à un processus de détermination de statut équitable, en vertu de la Charte canadienne.

Nous devons reconnaître que les défis auxquels la CISR est confrontée ne sont pas nouveaux et que les réformes au système n’ont pas permis de s’attaquer à un élément clé, à savoir la nécessité d’augmenter la capacité de traitement de la CISR, afin qu’elle puisse faire son travail efficacement. Au fil des ans, les gouvernements libéraux aussi bien que conservateurs ont successivement sous-financés la CISR. Au lieu de soutenir sa mission, le gouvernement a gravement entravé sa capacité à mener son travail en la sous-finançant et en négligeant de nommer de nouveaux membres à son conseil d’administration. Plus tôt cette année, il restait 26 postes vacants au conseil d’administration, dont un poste à Calgary vacant depuis près de 3 000 jours, et un autre à Toronto vacant depuis plus de 500 jours. Puisqu’un membre de la CISR prend environ 150 décisions par année, le poste vacant à Calgary représente à lui seul 1 200 décisions qui n’ont pas été rendues. Ce n’est pas normal.

Depuis plus de deux ans, je demande au gouvernement d’accroître le financement de la CISR, qui doit maintenant composer avec un arriérage de presque 60 000 dossiers, et ce chiffre continue d’augmenter rapidement. Au contraire, le gouvernement a été lent à reconnaître les besoins de la CISR et n’a fourni, ni plan ni mesure, pour faciliter l’expansion de la capacité de traitement de la CISR, malgré des nombres records de réfugiés mondialement.

Je demande au gouvernement de rejeter les appels à miner l’indépendance et l’impartialité de la fonction de tribunal administratif de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, de pourvoir les postes vacants à son conseil d’administration, et de répondre immédiatement à ses besoins financiers. Le Canada a besoin d’un système d’accueil des réfugiés qui est équitable, humanitaire et entièrement indépendant du gouvernement. »